Jean Alard
Naissance d'un vignoble
Fils d’un homme d’affaires bordelais, Jean hérita d’une propriété, jusqu’ici délaissée par sa famille, au cœur
du Périgord Pourpre, le deuxième vignoble d’Aquitaine.
En 1848, se rendant sur les lieux, il découvrit la vallée
de la Dordogne, sa grande richesse paysagère, son patrimoine historique et architectural, sa capitale, Bergerac, ses bastides, ses villages pittoresques…
et sa nouvelle demeure, nichée sur le coteau nord,
dans le vignoble de Monbazillac.
Féru de vins et désireux de diverger de la trajectoire familiale qui lui avait été destinée, il se détourna de
ses affaires principales afin de se concentrer sur la viticulture et l’essor du Château Theulet. Tirant profit
de ses qualités d’entrepreneur et de son goût prononcé pour l’élaboration du vin, il débutera une politique
de grands travaux afin de transformer cette ancienne fabrique de tuiles en domaine viticole. Il fit construire
de nouveaux bâtiments en vue de s’adapter à la production du vin : de vastes chais constitués d’épais
murs de pierre, une étable pour les bœufs nécessaires
au travail de la terre, ainsi que des logements alloués
aux ouvriers (qui logeaient sur place à l’époque).

Ouvert d’esprit et amateur d’anecdotes sur l’ascension
et la prospérité des vignerons bordelais, il fit envoyer de multiples invitations en France et par-delà ses frontières. C’est ainsi qu’il organisa de grandes festivités estivales
et fît déguster ses vins. Un beau jour, il vit arriver un convoi d’invités, introduits par un de ses amis hollandais. L’expansion du commerce avec la Hollande était initiée…
